Mai : Le raid du 12 Mai sur la carrière de Massiges


Liste des soldats tués, blessés, disparus lors de l'attaque du 12 mai 1917

Depuis son arrivée dans le 206e, Henry sait qu'il est dans un des secteurs "des plus calmes". Pourtant le 12 mai, la veille de partir au cours du fusil, il doit se trouver avec sa section de la 23e Cie lorque se déclenche un raid meurtrier effectué par les allemands.
Aucun souvenir oral transmis dans la famille de cet épisode.

Par un temps orageux, à minuit et demi, profitant du bruit que font les travailleurs de la 23e Cie en bras de chemise, causant avec les sentinelles de la 15e qui se sont approchés, les allemands isolent ces soldats par un tir violent d'artillerie qui obligent les français à s'avancer pour se protéger. "Après avoir avancé un peu ainsi, ces malheureux se sont trouvés entre les mains des Allemands qui, en embuscade, étaient venus les guetter, combinant leur marche d'approche avec le tir de leur batterie". raconte René Clergeau.

Hervouet évoque cette nuit meurtrière, alors qu'il est train de s'endormir dans un abri après un retour de permission.

Ce raid "éclair" fera nombre de morts, de blessés et de disparus. Un ou deux cadres seront incriminés et menacés du conseil de guerre. "Dans la nuit du lendemain, nous étions relevés pour aller au repos à Serre. Le commandant et tout l'état major de la division n'étaient pas contents de nous. Le rapport fait, ne fut pas en notre faveur. Le lieutenant commandant le peloton, fut même traduit en conseil de guerre ce qui le frappa beaucoup." se souvient Hervouet.

Ricard jean soldat 2e cm : Ce militaire est présumé mort, un corps complètement déchiqueté et impossible à identifier ayant été découvert dans la carrière.
Le Carnet militaire d'Henry indique qu'il part au cours du Fusil le 13 mai.

Les livres de Clergeau et de Delfaud indique que la relève qui devait avoir lieu le 13 est reculée au 14 suite à ce désastreux coup de main.