1916

3 janvier 1916 Le sous-lieutenant Barillet est promu à titre définitif à compter du 5 janvier 1916, et passe au 349e régiment d'infanterie.
4 janvier 1916 39e T Canton des hommes en général, peu satisfaisant. Cuisine 12e CIe très négligée. 16 janvier 1916 : Au moment où le 363e occupe le secteur de la Chapelotte, ce dernier est en liaison à sa droite avec le 5e bon du 43e RIT, et à sa gauche, avec le 39e RIT (71e div).La partie gauche, défendant le ravin d'Allencombe est, en raison de son éloignement des lignes ennemies beaucoup moins exposée 16 janvier 1916Communiqué officiel : "En Lorraine, nous avons pris sous notre feu un rassemblement ennemi au sud de Broménil, nord-est de Badonviller". 20 janvier 1916Conduite à son corps du soldat Hervé, du 39e RIT, prévenu d'abandon de poste. Février 1916 2 février 1916 Arrivée du lieutenant Beaufils dans le régiment. 6 février 1916Conduite à son poste du soldat Portail, du 39e RIT, déserteur. 21 février 1916Narcisse Salmon, à son poste de guet dans le secteur qui mène à la Chapelotte signale des approches ennemies.

Un soldat blessé à Badonvillers : Muret.
Début de la bataille de Verdun
22 février 1916 Badonviller, le sergent Perron Modeste, du 39e Tal est blessé. La gauche du sous-secteur Nasica a pris part à une fusillade qui' s'est produite dans le ravin d'Allencombe, devant les lignes du 39e Territorial (JMO du 363e RI).
A partir de 13h30, l'arttillerie ennemie dirige un tir lent mais prolongé sur la position du réduit, droite de Nasica et ravin d'Allencombe, cessation du feu à 15 heures.
24 février 1916 2 blessés du 39e Tal. L'un d'eux est Silvain Levêque, blessé par éclat d'obus. 28 février 1916 De 13 h à 16h, violent bombardement de minenwerfer sur nos tranchées de Thiaville, suivi d'une attaque de l'infanterie ennemie qui prend pied dans 4 éléments de tranchée de 1ère ligne sur un front de 150 m. Le général commandant la division donne l'ordre de contre-attaquer immédiatement. Cette contre-attaque poursuivie au cours de la nuit nous remet en possession de 2 des éléments de tranchées. Pertes : 10 tués, 15 disparus et 30 blessés. (Pas d'indication de la présence du 39e RIT).
Une intense canonnade se fait entendre du côté de Verdun.
Communiqué officiel : "En Lorraine, notre artillerie s'est montrée très active dans les secteurs de Reillon, Domèvre et Badonviller.

29 février 1916 : Dans le courant de la nuit, fusillade par intermittences dans la direction d'Allencombe. Lancement réciproque de grenades dans les s/secteurs Blaise et Schirrer. La section de gauche de Nasica est restée en liaison étroite avec la droite du 39e Tal (363e RI).

Tranchées de Thiaville, près de la scierie.
©BDIC-Fonds Louvois - Photo Edouard Brissy.
Régiment à identifier.

Mars 1916 4 mars 1916 Les Français organisent une attaque après celles des Allemands du 28 février. Sous les ordres du commandant Roman (358e RI) des compagnies du 370e, du 349e et du 217e reprennent d'assaut les éléments de tranchées qui étaient encore restés en possession de l'ennemi. L'attaque "a été exécutée exactement comme prévue" dit le JMO de la 71e div. Pertes : 34 tués, 172 blessés dont 1 officier… Parmi les victimes du 39e Tal : Gaston Loge tombé et Marcel Veignal au Gros-Hêtre.
En réserve au Village Nègre : la 17e Cie du 349e, une Cie du 217e et une Cie du 39e Territorial.

Le lieutenant Barbier de la Serre se distingue avec sa section au cours des combats du mois de mars.
5 mars 1916 Lors de cette attaque, Adolphe Cournat est sur le secteur des Etangs de Thiaville jusqu'au 20 mars. 9 mars 1916 1 blessé du 39e Tal. 11 mars 1916 Au saillant d'Allencombe, Henry Garry est blessé par fusée éclairante.
Blessure au genou d'Henry Garry, il entre à l'hôpital Mixte de Rambervilliers le 12 mars 1916, venant de l'HOE de Baccarat. le JMO sanitaire de la 71e div indique deux hommes blessés. (il sort de l'hôpital un mois plus tard)
Allencombe

Allencombe, à trois ou quatre kilomètres à l'Est de Badonviller, semble un lieu paisible aux pieds de petites montagnes.
Avant guerre et aujourd'hui encore, quelques bâtisses au milieu des sapins. La frontière de 1870 n'est pas loin. Y parle-t-on allemand, français ?
Pour l'année 1896,Badonpierre dénombre trois maisons. (Source : Badonpierre).

La route d'Allencombe conduit vers la Chapelotte, théâtre de combats sanglants. Les positions alentours étaient tenues par des régiments de réserve, ou de territoriaux. La proximité du col rendait la position d'Allencombe dangereuse, et pouvait ouvrir la voie vers Badonviller



Il faut donc tenir les postes avancés dans ces coins escarpés jour et nuit, été comme hiver : remettre les abris en état, se protéger de la mitraille, et des obus.
17 mars 1916Aujourd'hui 2 blessés au 39e RIT : Isodore Beauvais blessé par éclats d'obus à Badonviller et Henri Boucher au rendez-vous des chasseurs (Allencombe).

Le Rendez-vous des chasseurs,
tranchées Ban-le-Moine.
@BDIC-Fonds Louvois - Photo Edouard Brissy.
Régiment à identifier.

18 mars 1916Un soldat tué du 39e RIT : François JOUANNEAU au rendez-vous des chasseurs. 20 mars 1916 Extrait du Figaro :"Le Président de la République a passé les journées de dimanche et de lundi au milieu des troupes. […] IL est ensuite parti par Raon-l'Etape d'où il a gagné Badonvillers. il a examiné en détail les tranchées de première ligne au nord de cette commune. Dans la soirée, il a repis le train à Baccarat, et il est rentré à Paris hier matin à huit heures. 22 mars 1916 Décès de Georges Dupuy à l'hôpital mixte de Baccarat. 1 blessé selon le JMO de la 71e div. 30 mars 1916 Décès de François Jauneau au saillant d'Allencombe. 31 mars 1916L'adjudant Soussieux est promu sous lieutenant à titre temporaire, il reste dans le régiment. Avril 1916 1er avril 1916 (Jmo 370eRI) Un bataillon du 39e RIT a une compagnie au Saillant des Termes depuis l'extrémité droite de la tranchée Schun jusqu'à la jonction du nouveau boyau du génie avec la tranchée E. 3 sections en ligne, une section en soutien (Abri Grenot et Barier).

Une cie au Saillant d'Allencombe. Ce même boyau avec la tranchée F. 2 sections en ligne, 2 sections en soutien au plateau Girard. (JMO du 349e). En réserve du sous-secteur 2e pelotons du 39e RIT au bivouac du Blanc Etoc fournissant La Fontaine aux Gardes et la liaison avec la Chapelotte.
Cie de mitrailleuses du 39e Tal. Tranchée D et Fontaine des Gardes, une section. Observatoire de 75 : une section.
A cette même date, le 358e RI est renforcé par trois compagnies du 39e RIT qui occupe le terrain compris entre la route de Bréménil exclue et la route du col du Gros Hêtre incluse. Les tranchées Bizot sont tenues par la 10e Cie du 39e RIT qui a relevé la 24e du 349e et alternera avec la 3e Cie du 39e RIT qui est cantonnée au village nègre.
Les tranchées Gualfini sont tenues par un peloton de la 6e Cie du 39e RIT, le second peloton restant à Badonviller.
3 avril 1916 A 16h50 les allemands envoient quelques obus de 105 mm sur Pexonne. Deux victimes dans la population civile : une fillette de deux ans est tuée d'un éclat à la tête, une autre fillette est blessée. Les 3e, 6e et 10e du 39e RIT sont relevées par les 9e 11e et 12e Cie. 7 avril 1916 Décès de maladie de Jules Hardouin à l'hôpital de Ramberviller. 8 avril 1916 Un bébé de sept mois est tué : une vieille femme est mortellement blessée. Plusieurs maisons sont éventrées. Le soldat Jules Pressoir est blessé par éclats d'obus lors du bombardement de Badonviller. 12 avril 1916 Hier matin, un de nos pilotes a abattu un avion allemand qui est tombé dans nos lignes près de Badonviller. Les deux aviateurs ennemis se sont tués dans leur chute. (Officiel.) 14 avril 1916Décès à l'hôpital de Baccarat de Cornichon Désiré Charlessuite de blessures. Attaque de la Chapelotte 22 avril 1916Bombardement sur la Chapelotte. Riposte de notre artillerie. En prévision d'une attaque, la 71e div met à la disposition du 41e div. 2 cie du 349e RI et un peloton du 39e RIT. L'attaque sur la chapelotte se dessine. A midi le secteur du RV des chasseurs passe sous le commandement de la 41e div. Au cours de la journée l'artillerie ennemie allume un incendie à Pexonne et y fait 13 blessés. Vers 18h la 41e div téléphone que les attaques ennemies ont été repoussées. Parmi les pertes des régiments, on déplore la mort du soldat Sylvain Desprès, tué au village nègre et 4 soldats blessés du 39e RIT.
Vues prise après l'attaque du 25 avril 1916 (CL. Lt André Guéraud)
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Ci-dessous : route de Pierre Percée (août 1916)
@ Fonds Louvois/BDIC
24 avril 1916Le 24 avril, l’ennemi fait sauter une mine qui bouleverse notre poste avancé au saillant de la côte 542. Le 25 avril, le bombardement commence avec une violence inusitée.(voir récit détaillé sur au fil des mots et de l'histoire.) 25 avril 1916 Bombardement violent du front de la Chapelotte et Les Colins au moyen d'engins de tranchées en préparation d'une attaque. Il tire toute la journée sur le Village nègre, en vue d'empêcher les renforts sur la route de la Chapelotte. Les batteries de 210, 150 et 105 envoient sur les positions des milliers d'obus avec des tirs de barrage violents avec obus lacrymogènes sur la crète de Vierge-Clarisse. Notre artillerie riposte. Le lieutenant colonel commandant le secteur fait étayer sa gauche vers la route de Badonviller par un peloton du 39e RIT. Un soldat tué au Village Nègre près de Badonviller : le soldat Paul Treton. Le peloton du 39e qui bivouaquait à R3, route de Pierre Percée a deux hommes tués et quatre blessés.

Le soldat JOBRON fait peut être partie de ce groupe.

Panorama du col de la Chapelotte, le 18 9 1917. Légendée : Nord de Celles et de les Collines. Dans les JMO on retrouve la mention "les Colins". Sur la pancarte, on déchiffre (sous réserve) : "DEFENSE DE PARLER A HAUTE VOIX"
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Selon le Petit Parisien du 26 avril relatant la situation dans le secteur : "En Lorraine une attaque, forte d'une brigade, a été complètement repoussée. Et ceux de nos fantassins qui ont la garde du secteur de Badonvillers ont montré le même entrain, la même ardeur au combat que les soldats de Verdun.
"Au sud-est de Badonvillers, notre ligne forme un saillant à la Chapelotte. L'ennemi depuis longtemps, voudrait le supprier. Hier, donc, un peu avant midi, il envoya à l'assaut de ce saillant deux régiments.[…]
26 avril (Jmo du 349e) Un peloton du sous-lieutenant Berty a à sa droite la 21e cie du 363e RI et à sa gauche une Cie du 39e RIT. 27 avril
(Jmo de la 71e div)
L'artillerie enemmi tire sur la droite de notre secteur dans les directions de Pexonne et de Neufmaison et sur la forêt des Ellieux. Pertes : tués 1 homme du 221e 1 homme du 349e, et 1 homme du 39e RIT, 3 blessés au 221e.
A sa sortie d'hôpital, Henry participe aux travaux de la ligne decauville avec le génie de la 71e division. On le voit sur deux photos, 2 mai 1916 Tué à l'ennemi : Julien Roux à Blanc Etoc. Mai/Juin 1916
Une dernière section du 11e Rgt du Génie est employée à l'installation d'une voie Decauville entre le «Rouge-Vêtu» et la «Vierge-Clarisse» avec l'aide d'auxiliaires du 39e Régiment Territorial et, par la suite, des compagnies H1 et H 2 du Bataillon H affecté à la 141e Brigade.

A gauche, Henry est accoudé un amas de traverses de ligne decauville
Sur celle ci-dessous, on aperçoit des silhouettes sous les bois, et un wagonnet.
27 mai 1916
Le Capitaine Plicque passe au 39e Tal ; le capitaine Babeuf du 39e Tal passe au corps en remplacement. (JMO du 38e RIT)
Le 38e RIT étant retiré du front de la 71e div, les bataillons sont remplacés dans le sous secteur par un baton du 309e et un baton du 39e RIT venu de la 141e brigade. (secteur Ancerviller, Montigny - JMO 221e RI)
2 juin 1916 Les 5e et 7e Cies du 39e Territorial ont relevé au Grand Bois les 9e et 12e Cie du 38e Territorial. La relève s'est effectuée sans incidents et était terminée à 2 h. Travaux : continuation des travaux en cours.(JMO du 221e RI). Dans la nuit du 1er au 2 juin, deux cies du 39e RIT relèvent au Grand Bois la 9e et 12e Cie du 38e RIT, une autre cie du 39e RIT relève la 10e du 38e à Montigny. 5 juin 1916 Pendant la nuit l'ennemi dirige sur nos travailleurs le feu de deux mitrailleuses, nous faisons cesser ce tir à l'aide de grenades excelsiors et de grenades à fusil. Tir d'artillerie sur Bois-le-Comte, St-Maurice, St-Pôle et sur Allencombe. Riposte de la nôtre. Un homme blessé au 39e RIT.
Mouvement de relève. Une cie du 39e RIT et un peloton occupent respectivement les PA Bizot et Guelfacci. Le 358e avec ses 3 bons, renforcé de 2 batons du 39e Territorial tient dans le secteur suivant compris entre les P.A. Valantin et Fontaine des Gardes inclus. Un bataillon du 39e tient les PA Bizot et Guelfani, le second tient les positions d'Allencombe. Un soldat blessé du 39e Tal selon JMO de la 71e div.
8 juin 1916Echange de tirs d'artillerie. Selon JMO de la 71e div 1 tué et 4 blessés du 39e Tal.
A Neufmaison : 2 tués ; le lieutenant Louis Siron et le soldat Pascal COUTANT et 1 Blessé Eugène Belluet.
9 juin 1916Le sergent Roulleau du troisième bataillon, chef des téléphonistes, est promu sous-lieutenant. 19 juin 1916Depuis plusieurs jours, les Allemands s'activent autour des Colins, de Badonviller à la Chapelotte. Ils font sauter une mine qui ébranle toute la montage des Colins. 21 juin 1916L'ennemi alerte le front sur les Colins à 20 h par une vive fusillade, par des hourrahs sur toute la ligne, par des fusées. A 23h30 il fait exploser une nouvelle mine qui projette d'énormes blocs de rochrs par dessus le Poste Mirador (Colins) 22 juin 1916 Blessé à Badonviller le 22 6 1916 Gaston Gouffault. Furieuse attaque allemande sur le poste Mirador des Colins repoussée par le feu du 43e RIT. 29 juin 1916Le chef de bataillon breveté LE VASSEUR, du 63e tal, prend le commandement du régiment, en remplacement du lieutenant-colonel RÉMY, rappelé au dépôt Nuit du 30 juin1 baton du 39e RIT dans le CR du Gros Hêtre, un baton du 1er tirailleurs. 1 baton du 39e RIT à Blanc Etoc va en réserve à Neufmaison - Ker Arvor. 1er juillet 1916Une torpille éclate près dans nos positions près de la ferme Malgréjean et blesse le sergent Vaudour.
Tranchée du Gros Hêtre
Photo Edouard Brissy
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Henri part à l'instruction pour devenir officier de complément. Nous avons peut être oublié des dates, ou des mentions pendant cette période. Si toutefois, vous souhaitez apporter des modifications, ou des améliorations, vous pouvez nous contacter contact@fyrag.com.

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