1918 Le régiment se situe sur le secteur de Béthelainville, entre Verdun et Dombasle-en-Argonne en ce début d'année. Un été meurtrier Les mois d'été pour le 206e sont très meurtriers. 1918 ne déroge pas à la loi des séries.
A quelques kilomètres sous le Chemin des dames, que les allemands ont perçé lors de leur dernière offensive, les Français avec l'appui des forces alliés et le renfort américain ont tenu et renversé le rapport de force. Mais les allemands repartent à l'assaut en juillet 1918 lors de la seconde bataille de la Marne. Pour le 206e c'est une nouvel engagement dans une position des moins confortables qui est demandé… Il s'agit tout simplement d'être devant. Pas moins !

La lecture de la liste des classes de soldats des tués et blessés de l'attaque d'Oulchy-le-Château montre que le régiment a été reconstitué de jeunes hommes d'une vingtaine d'années.
Nous sommes loin d'avoir trouvé les fiches matricules, puisque les renforts dans le régiment ne sont plus simplement issus uniquement du grand Ouest de la France.

Nous trouvons également parmi ces renforts jeunes, des vieux soldats territoriaux, dont la Fiche matricule indique le 137e Tal de Saintes (du 6e RI), mais envoyés dans le 206e lors du combat de Suippes.

Fin juillet : le régiment est en "flêche d'attaque"

Pendant les jours qui vont suivre, le régiment va progresser en faisant des sauts de puce, devant un ennemi qui se replie, mais qui ne s'en laisse pas compter. Chaque mètre de terrain gagné se compte en vies perdues. Des hommes qui avaient connu l'enfer les années précédentes se retrouvent une nouvelle fois en pointe.

Ces journées sont parmi les plus meurtrières pour le régiment.

Liste des soldats tombés à Oulchy-le-Château (Beugneux) (2e bataille de la Marne)

Le 29 juillet, le JMO de la 68e div signale que le 206e RI aux ordres le la 41e div appuie au sud l'attaque des anglais sur Grand Rozoy. Le régiment progresse au delà des avancées d'Oulchy-le-Château et vient border Beugneux et Cramoiselle.

Le 6e bataillon est en pointe. A 6 heures ils se met en marche. Objectif Cramoiselle. 1 h 30 après, sous le feu des mitrailleuses allemandes, en soutien avec les britanniques et le 42e RI, les positions s'organisent.

L'attaque du 1er août se déclanche « à 4h45 par temps de brume rendant l'observation difficile (JMO 68e div). Vers 6 heures les premiers objectifs sont atteints sans réaction d'artillerie, l'ennemi ne réagissant qu'avec ses mitrailleuses ; seul le village de Cramaille paraît tenir encore.»

Cramaille et le Bois d'Arcy font obstacle à la progression. Il faut attendre la fin de la journée pour atteindre les objectifs de Cramoiselle, de Cramaille et de Servenay, après intervention de l'artillerie.

Prochains objectifs : Beugneux, Servenay et Cramoiselle.

Liste des soldats tombés à Beugneux (2e bataille de la Marne)


15 août : Tannières

Liste des soldats tombés à Tannières (2e bataille de la Marne)



L'attaque de Suippes, Champagne et intoxication

La liste des tués, blessés, montrent des classes supérieures à celles du de 1914, 1915 et 1916. Le régiment a été reconstitué d'hommes jeunes. Ces journées d'Août, septembre, octobre ont été des plus sanglantes pour le 206e.

Liste des soldats tombés à Suippes (2e bataille de la Marne)




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